Un jardinier n'était pas prêteur.
Un voisin vint un jour lui emprunter son âne pour conduire au marché des paniers d'oies.
---Oh! mon pauvre ami, dit le jardinier, je serais bien content de vous être agréable, mais quelqu'un m'a déjà emprunté le baudet, sans cela, il serait à votre disposition.
---Vraiment, il serait à ma disposition?
---Parole d'honneur!
A peine avait-il prononcé ces mots, que l'on entendit l'âne braire dans l'écurie toute proche.
---Oh! dit le voisin, vous voyez bien que votre âne est là, je l'entends!
Mais le jardinier, furieux, s'écira d'un ton courroucé:
---Filez! mal élevé, et ne remettez plus les pieds ici! En voilà un insolent qui croit à la parole de mon âne qu'à la mienne!
Télégramme frappant
Un télégramme lui est remis, il l'ouvre et lit: Venez vite: je meurs.----Rose.
Deux heures après, il arrive à Paris. court à hôtel et se trouve, à l'entrée, face à face avec rose.
---Ah, ça! que signifie un pareil message? demande-t-il.
---Oh! dit Rose, je voulais dire: je meurs d'envie de vous voir mais mes seize mots étaient épuisés, et comme je n'avais pas assez d'argent, j'ai été forcée de m'arrêter.
Une bonne idée
Lefort:
"Oui, je puis tout faire. Je puis peindre, jouer du piano, du violon, de la flûte, tirer au pistolet, marcher trente kilomètres sans me fatiguer, faire un cours de géométrie, d'astronomie, de chiromancie..."
Lefaible:
"Assez, assez, nous voilà suffisamment éclairés sur vos nombreux talents. Dites-nous maintenant s'il y a quelque chose que vous ne puissiez pas faire. Moi, je le ferai."
Lefort:
"Enchanté de vous être agréable, mon cher. Tenez, je ne puis pas régler ce petit compte de quinze cents francs; veuillez donc vous en charger."